Coucou c'est moi!

 

  

 En ce moment, j'écoute :

Les p'tits gars d'EV, groupe nantais de rock celto-finnois, grâce à qui j'ai découvert le finnois. Allez visiter leur site : www.lesev.com !

 

Un best of de Renaud

Un best of de Boris Vian

 

Robert Lamoureux : Papa,maman, la bonne et moi

René Binamé et ses reprises de chants révolutionnaires plus ou moins célèbres, en téléchargement gratuit sur le site  http://aredje.net.

Le DVD Bretagnes à Bercy, avec Armens, Gilles Servat, Alan Stivell, Tri Yann, Dan Ar Braz et la Légende des Celtes ...

Les archives de Là-bas si j'y suis, une émission de Daniel Mermet du lundi au vendredi sur France Inter entre 17h00 et 18h00, sur le site www.la-bas.org.

Et aussi ... 

- La fameuse reprise de "La Marseillaise" par Oberkampf (groupe punk)

- "L'homme pressé" de Noir Désir

- "Libérez-nous des libéraux" par Loco Locass (groupe de rap québecois)

- "En berne" par Les Cowboys fringants (groupe québecois aussi)

- Les chansons des Interluttants lorrains, en particulier : "La contredanse hongroise n°22" (chanson grinçante sur Nicolas Sarkozy) et "Ca ira", le tout à télécharger sur le site de cRrocs : http://crrocs.chez.tiscali.fr/ 

- La radio finlandaise

- etc.

Je Lis ou j'ai lu :

Comment je suis devenu stupide, de Martin Page 

Le malade imaginaire, de Molière

Les soeurs Rondoli et autres contes sensuels, de Maupassant

Ces trois livres m'ont été donnés bien gentillement par Vanja que je salue, et qui est depuis repartie en Grèce.

Finland and the holocaust, de Hannu Rautkallio

Et aussi ...

- Un livre d'histoire de la Suède édité par l'Institut Suédois de Paris.

- Charlie Hebdo et Le Canard Enchaîné, envoyés gracieusement par mon chéri.

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ORNELLA SUOMESSA - ORNELLA I FINLAND - ORNELLA EN FINLANDE

Hyvää päivää! God dag! Bonjour ! Demat !

Je m'appelle Ornella, j'ai 21 ans et je suis étudiante à l'Institut d'Etudes Politiques de Rennes-Roazhon.

Je suis depuis le 21 août à Turku (Åbo en Suédois), dans le Sud-Ouest de la Finlande, où je vais étudier pendant un an grâce au programme Socrates-Erasmus à l'Université finnophone (Turun Yliopisto).

Ce blog me servira de carnet de route, et je pourrai grâce à lui rester en contact avec mes proches.

Néanmoins, je compte aussi y consigner toutes sortes d'infos pratiques, culturelles, historiques, géographiques, qui pourront vous être utiles si vous avez l'intention d'emboîter mes pas.

Bonne visite !

Ornella.

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Si vous désirez copier son contenu sur votre site ou votre blog, ou encore utiliser d'une quelconque manière les photos présentées à l'adresse ci-dessous, merci de me le faire savoir. Je vous saurai gré dans ce cas de bien vouloir accompagner toute citation ou photo qui en sont extraites (incluant les photos présentes à l'adresse ci-dessous, mais excluant celles dont je ne suis pas l'auteur) de l'adresse URL de ce site, et le cas échéant de rajouter ce site dans votre liste de liens. D'avance, merci.

Retrouvez tous mes albums photos sur : http://www.wistiti.fr/tervetuloa:turku

Dimanche 9 octobre 2005
18.09.2005
 
Première semaine de cours
Cette première vraie semaine de cours s’est bien passée.
Le cours du prof Allemand était finalement intéressant, à condition de s’habituer à son accent. On l’a même conclu hier autour d’un café ! J’ai aussi commencé le Finnois, aux niveaux 2 et 3 sur 4.
Cela me fait une sorte de cours intensif (huit heures par semaine), mais je pense que ça me sera profitable.
Cette semaine, je vais aussi commencer le Suédois à l’université ouverte d’Åbo Akademi.
Le cours sur la bourgeoisie de la région balte au XIXème siècle est toujours aussi intéressant, même si je suis un peu à la bourre pour rédiger mon essai. Il est présenté par un jeune prof, qu’on pourrait presque confondre avec un étudiant au prime abord !
L’arrivée de l’automne
 
L’automne est arrivé soudainement vendredi, avec une tempête. J’ai vu sur le site de la radio-télévision finlandaise qu’il y avait eu du dégât (25000 foyers privés d’électricité.) Pourtant, l’automne ne fait que commencer et bien pire semble nous attendre ! Il faut dire que le Jet Stream, un courant d’air frais qui circule à 10 000 m d’altitude, passe juste au-dessus de la Finlande. Il était descendu trop bas en 1999, et c’est pourquoi nous avions une tempête mémorable à l’époque.
 
9.10.2005
 
Depuis, les arbres changent de couleurs et perdent leurs feuilles de jour en jour.
 
La nourriture
 
Un des principaux problèmes qui se pose ici est celui de la nourriture : ce n’est pas qu’elle soit mauvaise, mais elle est peu variée, avec une forte dominance des féculents. D’autre part, elle est relativement chère (1 euro le litre de lait et 1,20 euro s’il est UHT au centre commercial du quartier.) Le truc le plus mauvais que j’ai mangé est un mélange de foie et de pommes de terres cuites au four.
Il est nécessaire aussi de faire très attention aux dates de péremption : le lait périme souvent deux jours avant la date indiquée, et il n’est pas rare que de la viande soit encore vendue la veille ou l’avant-veille de la date en question. J’en ai même vu un morceau l’autre jour qui avait vraiment une drôle de tête !
Plusieurs fois, j’ai eu aussi des problèmes avec des machines à cafés qui en distribuent que de l’eau chaude et du lait. En général, le café n’est pas cher, mais il varie selon les machines ou les endroits. Par exemple, il est deux fois plus cher à Åbo Akademi qu’à Turun Yliopisto (c’est aussi le cas des photocopies : trois fois plus chères au moins.)
 
Affichage mensonger des prix
 
Un autre chose désagréable est l’affichage des prix : alors même qu’aucune pièce de 1 ou 2 centimes n’est en circulation en Finlande, les commerçant ont le droit d’afficher des prix à x euros 99, 49 ou autres chiffres fantaisistes. Ainsi, un produit affiché à 99 centimes se paie un euro.
 
Lessive gratuite
 
J’ai fait ma deuxième lessive il y a une semaine, et comme je n’ai pas réussi à appeler le numéro pour la payer (je dois avoir 20 euros de crédit sur mon portable pour appeler un numéro à 1,50 euro, merci la Sonera !), j’ai demandé conseil à ma colocataire polonaise qui m’a montré qu’en manipulant un bouton on pouvait avoir droit à une lessive gratuite.
J’ai appliqué ça pas plus tard qu’aujourd’hui au profit d’Hannah, une amie anglaise. C’est toujours ça de pris !
 
Cours
 
Le week-end dernier, j’ai aussi rendu mon premier essai et j’ai passé l’oral correspondant mardi. Tout s’est bien passé.
J’ai commencé le suédois il y a deux semaines, le prof est sympa et francophone. Le suédois que nous apprenons est le Suédois de Finlande. Il est effectivement difficile à prononcer, mais moins cependant que celui de Suède. Le suédois de Finlande n’a pas d’accent tonal ou musical comme celui de Finlande. Pour l’instant, je retrouve beaucoup de points communs avec la grammaire allemande et les vocabulaires allemand et anglais.
 
Helsinki
 
Je suis allée vendredi à Helsinki avec l’Université. J’ai visité le Musée des Cultures, un musée d’ethnologie, et Seurasaari, un musée à ciel ouvert où on peut voir plusieurs maisons traditionnelles des régions de Finlande. Je pense y retourner bientôt pour prendre le temps de visiter le centre-ville. A l’Office de Tourisme, on peut avoir deux posters gratuits au choix.
 
Hannah, Mari et Marie
 
Avant-hier, je suis allée rendre visite à Hannah et j’ai rencontré sa colocataire finlandaise, Mari, qui est elle aussi francophone. Hier, mari, nous a conduites en voiture au Lidl de Kaarina, à environ 5 ou 6 km d’ici. J’ai acheté de la nourriture pour la semaine !
Pendant le trajet, nous sommes passées par un rond-point : c’est le premier que je vois depuis que je suis ici !
 
Hier soir, Marie de Bordeaux  est venue voir où nous habitions, Hannah et moi. Nous sommes ensuite allées toutes les trois dans un café en ville.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Dimanche 9 octobre 2005
Encore deux nouveaux liens vers des sites d'étudiants français en Finlande : http://supertoket.over-blog.com/ et http://supertoket.over-blog.com/
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Dimanche 18 septembre 2005

Avant de poursuivre la publication de mon journal de bord, je signale l'ajout de trois nouveaux liens vers les sites d'étudiants français en Finlande : Greg, Boris et Stef à Tampere : http://supertoket.over-blog.com/, http://boris.over-blog.net/, http://stefinfinland.new.fr/.

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Vendredi 16 septembre 2005

28.08.2005

Soirée chez Vania

Hier soir, nous sommes allés manger chez Vania. Ca a été tout un sport de trouver où elle habitait, car il y avait une rue avant la sienne qu’elle ne nous avait pas indiqué sur son plan. Il y avait là Liisa et une amie italo-finnoise de Vania. Nous avons mangé grec et parlé français. En dessert, nous avons mangé un gâteau très gras, spécialité gréco-turco-arabe qui m’a rappelé un peu le Kouign-Aman breton, sauf qu’il n’y avait pas de caramel dessus mais de la pistache dedans.
Chez Vania, il y a un sauna dans la salle de bain. C’est un vrai appartement finlandais !
Vania repart en Grèce dans une vingtaine de jours, à l’issue de son doctorat, mais nous nous somme promises de rester en contact. Tous les gens que j’ai rencontré jusqu’ici sont vraiment très sympas !
Nous avons en outre été flattés d’apprendre que les Français avaient la réputation d’être sympas et sociables, même s’ils restent souvent entre eux.

Quelques mots à propos de la Grèce

Au cours des deux soirées que nous avons passées avec elle, Vania nous a parlé de la Grèce.
Dans ce pays, les gens jouissaient avant d’une bonne couverture sociale et d’un salaire garanti en fonction de leurs compétences, fixé par leur syndicat avec aval de l’Etat. Aujourd’hui, le libéralisme a tout détruit et il y a 30% de chômeurs dans le pays.
Il paraît en outre qu’en Grèce, les gens ne savent pas refuser une proposition. Vania dit avoir appris à dire « non » en Europe occidentale.
Il y a aussi dans ce pays un mouvement fascisant qui prône un retour aux cultes antiques et dont les membres portent des costumes d’époque. Ils souhaiteraient récupérer les temples anciens pour faire revivre ces cultes, mais sont cependant trop bêtes pour s’exprimer en Grec Ancien.
La cuisine grecque est très proche de celle des Turcs, des Arabes ou de certains peuples des Balkans.

La mode

Nous avons vu hier un punk avec une crête bleue fluo exceptionnellement dressée. Ici, les jeunes sont plutôt hard-rock, et il y a aussi quelques gothiques.
Les filles portent des pantalon taille basse avec zoom sur leur nombril. Les chaussures à grosses semelles se portent encore, ainsi que les chaussettes sur le pantalon (sans doute du fait de l’usage très répandu du vélo.)

On a vu hier soir des jeunes (probablement des lycéens) déguisés. Il nous ont abordé. Les uniformes des corpos étudiantes commencent aussi à sortir à l’approche de la rentrée. Pour les lycées, collèges et écoles primaires, celle-ci avait déjà eu lieu lorsque nous sommes arrivés ici.

Les radios et la musique

Les radios que je capte ne diffusent que peu de R’n’B ou de rap, et il y en a deux (Radio City et Radio Sata) qui conjuguent la musique à tous les temps du rock, qu’il soit anglo-saxon ou finnois. Il y a tout de même une station de musique classique, et une sorte de radio nostalgie. Hormis la plus forte présence de radios rock, les types de stations semblent aussi variés qu’en France. La radio NRJ existe ici aussi, avec le même logo. Il y a aussi une Radio Nova, comme en France.

Les boissons

En fin de semaine et le week-end, les gens boivent beaucoup. En rentrant hier soir, nous avons vu un type vomir sur la route.
Chez Vania, il n’y avait par exemple pas de boisson non alcoolisée, et chez Liisa, c’était du soda. Il est d’ailleurs difficile de trouver de l’eau plate dans les magasins.
Martial trouve que de manière générale, les bières n°III (jusqu’à 5°), que l’on trouve dans les commerces normaux, manquent de caractère. On ne trouve pas de bière belges en Finlande. On trouve de la Heineken à 4,5° ; quelques bières allemandes et beaucoup de bières finlandaises ou nordiques (Karhu, Olvi, Lapin Kulta, Karjala …)
Les alcools forts et les vins s’achètent dans les magasins d’Etat Alko, mais le choix en terme de bières y est très limité. C’est ici que l’on trouve les bières n°IV (avec un taux d’alcoolémie supérieur à 5%.) En revanche, le choix en terme de vins est très vaste, il y en a en provenance du monde entier. On trouve aussi diverses liqueurs dans les Alko. Cependant, le moindre Bordeaux correct (sans être exceptionnel) coûte de 7 euros (bas de gamme) à 10 euros, et les grands crus s’achètent entre 15 et 20 euros.

En ce qui concerne les boissons sans alcool, j’ai voulu m’acheter une boîte de lait chocolaté. Je n’en ai pas trouvé avec du vrai lait, mais avec du lait de soja. C’est peut-être sans cholestérol, mais c’est très sucré. J’espère aussi que le soja n’est pas transgénique ! Bref, ça ne vaut pas du bon lait de vache.
En revanche, boire du lait (maito) se fait beaucoup pendant les repas. Au déjeuner au RU, les Finlandais prennent deux verres : l’un pour l’eau, l’autre pour une autre boisson (lait, eau gazeuse, soda …) Certains ne prennent pas d’eau, mais deux boissons autres.

La ville

Côté commerces, on trouve essentiellement d’immenses galeries commerciales dans le centre-ville (Hansa est la principale.) Il y a un nombre impressionnant de pharmacies (apteekki ou apotek) : si chez nous, c’est une par quartier, ici, c’est plutôt une (voire deux) par rue ! Voici quelques marques que l’on retrouve aussi chez nous : H&M, Interflora, Yves Rocher, Subway (sandwicheries.)

En ville, on croise très peu de cyclomoteurs et de petites cylindrées. Il y a bien quelques motos, mais les modes de transport les plus répandus sont la voiture, le vélo et la marche à pied, chacun de ces modes de transport ayant son espace réservé dans la rue. En tout cas, ici, on ne se moque pas des cyclistes : les pistes cyclables sont vraiment confortables. Ici, on trouve normal qu’il y ai des feux qui arrêtent les voitures pour ne laisser passer que les piétons et les vélos.
De plus, il n’y a pas de ronds-points à tous les angles de rue comme chez nous, et les feus sont quasiment tous doublés d’un dispositif sonore permettant aux aveugles de traverser en toute sécurité.
En revanche, les Finlandais semblent avoir la fâcheuse habitude de téléphoner en conduisant.
Côté voitures, on croise pas mal de vieilles américaines et j’ai déjà croisé plusieurs vieux minibus de marque Cabriolet. Les camions sont presque tous de fabrication locale (de marque Sisu), et tous ne sont pas récents non plus. De manière générale, je ne m’attendais pas à voir autant de voitures dans un pays réputé être celui des vélos (par ailleurs fort nombreux.)
En ville, certains panneaux de signalisation et lampadaires sont suspendus au-dessus de la route par des filins, comme en Amérique.

Contrairement à ce à quoi je m’attendais, le réseau de bus me paraît plutôt bien par rapport à ce qui se fait en France. Les étudiants bénéficient d’une réduction, souvent de 50%, sur tous les transports (sauf sur le ticket deux heures vendu à l’unité dans les bus.) Et, contrairement à ce qui se fait chez nous, il y a les bus de nuit, qui circulent à partir d’une heure du matin, et desservent la majorité des quartiers de la ville. Néanmoins, il faut attendre longtemps le dimanche pour avoir un bus (on en a attendu un trois quarts d’heures ce soir pour pouvoir rentrer à l’appart’), et les plans du réseau sont moins lisibles que chez nous, puisque toutes lignes sont indiquées avec la même couleur : le rouge.
Ici, on ne composte pas son ticket : c’est le chauffeur qui l’imprime. On ne peut acheter que des tickets pour deux heures de bus à deux euros. Il existe aussi des cartes d’abonnement, j’ai pris la carte mensuelle à tarif étudiant.

Il y a aussi moins de clochards que chez nous, et on croise plus d’hommes – y compris seuls -  avec des poussettes à bébé. En revanche, la population est beaucoup moins métissée que chez nous, en dépis de la présence de quelques asiatiques, femmes voilées, gitanes en costume traditionnel et de quelques rares Noirs. Mon quartier, Varissuo, est réputé être celui des populations immigrées en mal d’intégration, Noirs et gens d’origine tunisienne essentiellement, mais je dois avouer que ce genre de population ne semble pas trop courir les rues quand même. De manière générale, les rues sont bien moins taguées que chez nous.

A noter : ici, vous attendrez votre bus sous des abris JCDecaux en lisant le journal Métro ; et vous pourrez vous inscrire en intérim à l’agence Adecco locale.

Les distributeurs de billets sont tous désignés par le logo « Otto », et il y a deux endroits où insérer sa carte selon le type de carte qu’on possède. Néanmoins, Martial et moi avons le même type de carte et nous devons pourtant insérer nos cartes dans deux encoches différentes, allez savoir pourquoi ! La langue change automatiquement à la détection de la carte (Finnois, Suédois ou Anglais.)

Les moustiques finlandais

Les moustiques d’ici sont très sympas : c’est Martial qu’ils piquent et non moi ! Néanmoins, ils lui ont fait une marque rouge sur la jambe comme je n’en avait jusque là jamais vue !

Les langues scandinaves

J’ai remarqué sur ma boîte de lait de soja (comme quoi, ça sert à tout !) que les trois langues scandinaves d’Europe occidentale (Suédois, Norvégien, Danois) se ressemblent tellement qu’elles sont quasi-transparentes les unes aux autres. On peut même se demander à les lire s’il s’agit vraiment de langues différentes.
Il paraît que ces peuples pratiquent l’intercompréhension linguistique (ils apprennent à comprendre les autres langues scandinaves sans forcément savoir les parler.) Finalement, ce n’est guère étonnant !

Au programme aujourd’hui : glandouille !

Finalement, nous ne sommes pas allés dans l’archipel aujourd’hui, le temps était froid et incertain. Nous avons fait la grasse matinée et sommes allés nous promener sur la rive sud de l’Aurajoki, le fleuve qui traverse Turku, cet après-midi. Nous avons vu le grand moulin qui domine le théâtre en plein air, un parc et ses terrains de sport. Le théâtre municipal se trouve aussi sur cette rive, ainsi que des monuments dédiés aux guerres passées (hommage à un général d’infanterie de la Seconde Guerre Mondiale décédé en 2004, et monument en l’honneur de l’acquisition de l’Indépendance en 1917.) On peut aussi voir sur cette rive une toile d’araignée géante tissée dans une grotte, et les bateaux-restaurants y sont amarrés.

Par Ornella - Publié dans : Nos vacances
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Vendredi 16 septembre 2005

27.08.2005

Le restaurant

Hier soir, j’ai invité Martial à dîner sur l’un des bateaux restaurants qui sont garés en permanence sur l’Aurajoki (le fleuve local.) en entrée, on nous a offert une assiette de salade avec des morceaux de courgettes crues, de concombres et de poivron. Nous y avons mangé du renne avec de la purée de pommes de terre – navet et de la confiture d’airelles (poronkäristys.) En dessert, nous avons commandé un plateau de fromage et on a ramené les fromages à la maison. Parmi, il y avait un fromage finlandais cuit (flambé) au four à la saveur maritime. Si seul, c’est assez moyen (texture plastique), je pense qu’en revanche, pour accompagner de la salade, ce doit être fameux. Ici, on sert les plateaux de fromage avec des fruits.

Ballade en forêt (28.08.2005)

Nous sommes ensuite allés repérer la route qui mène à l’aéroport.

Nous nous sommes arrêtés sur le chemin et nous avons fait un petit tour en sous-bois. Les forêts locales sont des forêts de conifères et sont gorgées d’eau. Il y avait de baies et des champignons. La roche affleure par moments sous l’herbe. Elle est striée, sans doute à cause et de la nature de la roche, et du passage des anciens glaciers qui l’ont sculptée pendant plusieurs milliers d’années jusqu’à une époque récente. Il y avait aussi des cabanes en bois au milieu de la forêt, peut-être pour stocker des outils ou du bois. J’ai fait quelques prises de vue de la flore, mais je réessaierai avec une meilleure résolution d’image car elles sont un peu floues.

Nous avons pris un café à l’aéroport. Ici, quand on va dans un café, on se sert soi-même à la cafetière avant de payer. C’est un peu comme dans un self-service.

Le Hesburger

Aujourd’hui, nous avons voulu aller visiter l’archipel, mais les horaires des bus ne nous auraient pas permis de rester longtemps sur place, aussi nous avons décidé de remettre cela à demain. Nous avons rencontré Vania à kauppatori, et nous sommes invités ce soir à manger chez elle. Le RU étant fermé une fois que nous y sommes arrivés, nous avons du nous rabattre sur un Hesburger (un MacDo local : il y en a de toutes tailles et les hamburgers y sont plus gros que chez MacDo)

Le Musée des Beaux-Arts

Cet après-midi, nous avons visité le Musée des Beaux-Arts. Nous y avons vu des peintures finlandaises, et la salle consacrée au Pop Art était particulièrement amusante. Comme certains Suédois, il y a des Finlandais qui ont peint la France (Paris et sa région et la côte, bretonne en particulier.) Il y avait même un petit buste sculpté de Bigoudine.

Par Ornella - Publié dans : Nos vacances
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Vendredi 16 septembre 2005

26.08.2005

Le port et le château

Mardi, nous sommes allés acheter nos billets de bateau pour Stockholm. Un aller-retour avec cabine coûte environ 25 euros, et la traversée dure dix heures.
Nous en avons profité pour visiter le port et voir le château. Ce dernier est plein de Jacouilles et de Jacouillettes (il y en à même qui fument !) Nous ne l’avons pas visité, mais nous avons pu entrer dans la cour. Comme le montrent les photos, je me suis déguisée en princesse viking dans le magasin : le ridicule ne tue pas !
Nous avons ensuite voulu aller voir le Suomen Joutsen, vieux gréement basé sur l’Aurajoki (le fleuve local), mais nous en avons été empêchés par des roadies et des ouvriers qui démontaient une scène située sur le bateau. Détail amusant : des navires militaires étant à quai juste à côté, les téléphones portables, appareils photos et parapluies (sic) sont interdits dans la zone.

La traversée Turku - Stockholm

Nous avons pris un bateau de la Viking Line, l’Isabella, mardi soir pour nous rendre à Stockholm. L’archipel de Turku est occupé par de très belles et très spacieuses maisons en bois.
Nous avons dîné au Buffet Viking : c’est cher, mais on en a pour son argent. Tout y est en libre service, il y a toutes sortes d’assortiments de poissons et notamment de saumon, qui est délicieux. J’y ai même mangé du caviar !
Sur le pont, j’ai pu remarquer que l’Etoile Polaire est située plus haut dans le ciel qu’en France, comme je l’escomptais.

Stockholm

Le lendemain matin, nous n’avons pas eu l’impression d’avoir beaucoup bougé : il y a les mêmes îles et les mêmes maisons côté suédois. Cependant, le peuplement y est plus dense : c’est déjà la banlieue de Stockholm.

Au hasard de nos pérégrinations en ville, nous sommes tombés sur un petit hôtel-restaurant tenu par un Suédois très sympathique et polyglotte. Nous y avons pris un petit déjeuner à la Suédoise (enfin, surtout moi : Martial est resté au pain-beurre-café.) Pour 60 couronnes (6 euros), on peut manger ce qu’on veut et autant qu’on veut : céréales, lait, thé, légumes crus, charcuterie, confiture, pain… J’ai goûté au yaourt suédois, qui se situe entre le lait entier et le fromage blanc français. Il y avait des Italiens qui voulaient manger le pain décoratif. L’ambiance musicale était Renaissance, et la musique s’arrêtait quand la tasse de café était vide. Pour la rallumer, il fallait la re-remplir et reposer la cafetière.

Dans l’après-midi, nous avons visité le Nationalmuseum, le musée des Beaux-Arts. Il y avait des peintures flamandes du XIIème siècle, françaises du XVIIIème siècle (Rubens), et suédoises des XVIIIème et XIXème siècles. J’y ai vu plusieurs tableaux figurant dans le livre d’histoire de la Suède que m’avait envoyé l’Institut Suédois.
L’Historiska Museet était un peu décevant, d’autant que nous avons manqué la salle la plus intéressante (je l’ai vue rapidement avant de repartir), celle sur les Vikings. Nous n’avons rien vu du Nordiska Museet, hormis une statue réellement imposante d’un roi suédois de la dynastie des Vasa.

Nous avons fini notre visite de la ville en nous reposant dans un parc où des Suédois et Suédoises prenaient des bains de soleil, et nous y avons vu quelques oies sauvages et des canards. En revanche, les pigeons locaux sont plus souvent des petites corneilles que des vrais pigeons.
D’une manière générale, Stockholm nous a rappelé Amsterdam. C’est cependant une ville beaucoup moins métissée, comme Turku d’ailleurs. Les vieux gréements et bateaux traditionnels dominent encore le port, et côtoient sans difficulté les embarcations modernes.

L’Office de Tourisme est assez bizarrement organisé : il ressemble plus à un magasin de souvenirs. Il n’y a pas de comptoir où se renseigner, les brochures sont cachées dans un coin et classées on ne sait trop comment.
La seule source de renseignement disponible est le site Internet de l’Office.

A Stockholm comme à Turku, nous avons pu constater que les ouvriers semblent avoir beaucoup de pauses : une moitié travaille pendant que l’autre se repose. La belle vie !

A noter : La Suède vit à l’heure de l’Europe occidentale, et donc à la même heure que la France, contrairement à la Finlande qui a adopté l’heure de l’Europe centrale.
Par ailleurs, on y règle ses achats en couronnes suédoises (Kronor.) Un euro vaut approximativement dix couronnes. Il est très facile de changer sa monnaie dans les bureaux de change Forex, qui existent des deux côtés de la frontière et sont en général très voyants (leur enseigne, surmontée d’un drapeau ainsi que l’intérieur du bureau sont jaunes.)

Le tax free

Sur le chemin du retour, nous sommes allés faire quelques achats en tax free, c’était trop tentant ! Voici les prix à la pièce de ce que nous y avons acheté :
- Un lot de dix CD-R Maxell : 5 euros
- Un DVD+RW 2-4x Maxell : 2 euros (3,90 euros sur le continent)
- Un lot de six paquets de Mentos : 3 euros
- Une cartouche de 200 cigarettes Marlboro : 27,50 euros
- Une cartouche de 200 cigarettes Camel : 27 euros
- Un lot de 24 canettes Heineken (alcoolisé à 5%, id. plus que sur le territoire finlandais) : 14 euros
- Des saucisses sèches du Tyrol (100g) : 2,20 euros
- De la bière Olvi à 8,5 degrés : 3,45 euros (bien en deçà de son prix sur le territoire finlandais)


Nous avons même fraudé à la caisse en montrant un mauvais ticket d’embarquement ! En tout cas, ce magasin semble être une des principales raisons pour laquelle les gens empruntent ce bateau.
Ensuite, nous avons bien déliré en prenant des photos de cet exploit et quelques scènes nocturnes sur le pont supérieur.

Il y avait à bord du bateau des gitanes en costume traditionnel, des longues robes noires à dentelles.

NB : Quand il fait beau, le froid doit manquer aux habitants des pays nordiques. Sinon, pourquoi règleraient-ils la clim’ dans les cabines sur la position la plus froide ?

Soirée chez Liisa

Pour nous remettre de nos émotions et de la cuite de Martial, nous nous sommes bien reposés hier. J’ai croisé un couple de Français des Côtes d’Armor à l’Office de Tourisme.
Nous avons passé la soirée chez Liisa, avec quelques unes de ses amies (Vania la Grecque, Celini (?) la Brésilienne) et son copain Luca l’Italien. Nous y avons mangé grec et italien au déssert (tiramisu.) J’y ai récupéré une partie de mon starting package. Liisa m’a aussi permis d’aller consulter mes e-mails, elle est vraiment très sympa !

Première pluie

Aujourd’hui : temps pourri ! Le parapluie est un instrument indispensable en cas d’orage, et la chaussée se couvre en quelques minutes de deux centimètres d’eau. Heureusement, on trouve des parapluies dans les magasins à un euro. Ca nous change vraiment du temps formidable de ces jours derniers !
Nous sommes allés à la fac afin de me faire signer une attestation pour que je puisse prendre le bus qui nous conduira dans l’archipel à demi-tarif. J’ai pris un annuaire en bas des marches qui conduisent à la bibliothèque. Nous avons mangé au RU, et oublié d’emporter des plats à réchauffer de poulet au riz curry à un euro pièce.
Nous avons ensuite flâné dans les rues du centre-ville, et visité l’église orthodoxe. Son organisation est très différente d’une église catholique, ou même protestante : elle est circulaire, et les chaises ne sont déposées que sur le bord extérieur de la nef. Elle est ornementée d’icônes nombreuses et toutes plus ou moins chargées pour ce qui est de la décoration. Le culte orthodoxe local étant rattaché à celui des Orthodoxes russes, toutes les inscriptions dans l’église sont en alphabet cyrillique. Il n’y a pas de vitraux.
Nous avons encore croisé des Français.
Aujourd’hui, j’ai mis ma plante en eau.

Par Ornella - Publié dans : Nos vacances
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Vendredi 16 septembre 2005

22.08.2005 : Contact.

L’avion

Nous sommes arrivés hier à Turku. Le voyage s’est agréablement passé, nous avons bien mangé à bord de l’avion, et les journaux étant gratuits dans la zone d’embarquement, nous ne nous sommes pas privés pour prendre de la lecture à Paris afin d’occuper les trois heures de vol jusqu’à Helsinki. 
Il était amusant de voir les démonstrations sur l’utilisation du gilet de sauvetage entre Nantes et Paris et entre Helsinki et Turku !
Le ciel était voilé entre Angers et la côte nord-est de l’Allemagne. A partir de là, nous avons réussi à suivre notre itinéraire en nous aidant d’une carte de la Scandinavie jusqu’à Malmö, en Suède. Nous avons ainsi pu admirer l’île danoise de Lolland et la côte de celle de Sjaeland. J’ai prononcé mes premiers mots de Finnois entre Paris et Helsinki.

Premières impressions

Nos premières images de la Finlande vue du ciel auront été celles d’un pays effectivement boisé et lacustre. Cependant, les aéroports sont assez sinistres : il y a par exemple d’interminables couloirs dans celui d’Helsinki, et, chose étonnante comparé à Roissy, très peu de voyageurs. Une des premières visions qu’a eu Martial de Turku est celle d’un magasin nommé « Prisma », au logo formé de trois triangles. Il n’a vraiment pas de chance, le boulot le poursuit même en vacances !
En tout cas, on n’a pas l’impression d’être si loin de la France : le temps est presque meilleur en Finlande, et le voyage en avion, qui raccourcit les distances-temps de façon spectaculaire, ne nous aide pas à prendre conscience de l’éloignement : on a effectué le trajet en moins d’une journée, et on a survolé le Danemark en moins d’une heure !

Ma tutrice, Liisa, est très gentille et se met en quatre pour nous venir en aide : elle nous a ainsi acheté une pizza hier soir pour que nous puissions manger chaud (il n’y a pas de four micro-ondes dans mon appartement) et nous a accompagnés toute la matinée dans le centre-ville et à la fac, où je me suis inscrite à l’Université. Elle nous a aussi prêté un matelas, un oreiller et de la vaisselle, et nous a d’ores et déjà invités à venir manger chez elle jeudi soir.

Découverte de mon appartement

Mon appartement est dans un état moyen (il y a des travaux à faire : poignées à huiler ou réparer, lampes à changer  entre autres, ce qui devrait normalement être fait dans la semaine), et les locataires précédentes n’ont pas du faire beaucoup le ménage dans certains coins avant de partir.
Comme tous les appartements finlandais, il comporte deux portes d’entrée, des fenêtres doubles (pour l’isoler du froid) et pas de volets. Il y a des marches ou des butées dans toutes les entrées (sans-doute là encore pour l’isolation), des baguettes de bois à la place de nos plinthes et des vraies plinthes en haut des murs.
Le système des poignées de fenêtres est un peu compliqué : en effet, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Les fenêtres principales ne sont pas munies de poignées fixes : il faut enfoncer une poignée amovible dans les quatre axes (deux en haut, deux en bas) prévus à cet effet et tourner pour ouvrir : je n’y suis toujours pas arrivée ! En plus, il faut barrer dans le sens inverse du sens français : c’est le monde à l’envers !
Mon appartement n’est néanmoins pas inconfortable et le quartier (Varissuo), bien que réputé mal famé et fort éloigné du centre-ville (à 20 minutes en bus) et de la fac (à 3/4 d’heure), n’est pas désagréable, comparé aux cités françaises : ici, il y a de la verdure partout ! De plus, il y a à 500 m une galerie marchande qui regroupe poste, supermarché KKK, pharmacie et KELA (assurance maladie) en un seul bâtiment surplombant la route.

Premières mésaventures

Nous avons cependant eu deux sérieux ennuis hier soir, des histoires de clés et de poignées de porte.
Nous nous sommes ainsi retrouvés enfermés hors de ma chambre hier soir, car les portes des chambres et appartements ferment automatiquement à clé. La clé étant restée à l’intérieur de l’appartement ainsi que toutes nos affaires (téléphones, vêtements … ) nous avons du nous faire aider d’un voisin fort serviable pour pouvoir joindre Liisa, qui a ensuite appelé le service de dépannage du TYS pour nous sortir de ce mauvais pas. En fait, il aurait suffit que nous poussions un petit bouton situé au niveau du loquet pour maintenir la porte ouverte, même quand on la referme. Mais c’est un coup à se faire avoir encore une fois !
C’est à ce moment-là que, soulagée à l’idée de passer une bonne nuit dans un vrai lit, j’ai voulu prendre une douche pour me décrasser et me détendre. Mal m’en a pris : je me suis retrouvée bloquée à l’intérieur, et j’ai bien cru devoir y passer la nuit ! Le mécanisme de la serrure s’est bloqué, et la poignée s’est dévissée. Impossible de surcroît de passer un quelconque outil au travers des ramures de la porte ! Après une tentative infructueuse pour la revisser à l’aide du cordon du bouchon à lavabo (à quoi en ai-je été réduite, tout de même !), je l’ai entièrement démontée, mais n’était guère plus avancée. Finalement, Martial a réussi à débloquer le mécanisme, mais impossible de savoir comment ! Dorénavant, pour plus de sûreté, je crois que je prendrai ma douche avec un tournevis cruciforme et un pied-de-biche !

Première visite de Turku et de son campus universitaire

A part ça, ici, le temps est magnifique. Le thermomètre (il y en a un pour chaque appartement) indiquait ce matin 33°C, et cet après-midi 22°C. Quelques cumulus inoffensifs ont fait leur apparition dans l’après-midi, chassés par la tombée de la nuit. De plus, contrairement à hier, il n’y avait pas un poil de vent aujourd’hui. Je crois même que j’ai bronzé ! Nous avons du acheter deux bobs pour nous couvrir la tête, dans un magasin où tout se vend à 1 euro (il y en a deux comme ça à Turku.)

Après avoir rempli tous les papiers administratifs nécessaires à mon inscription à l’université, nous sommes allés manger au RU avec Liisa et deux de ses amis polonais et leur bébé : pour un tarif équivalent aux tarifs rennais, c’est bien meilleur ! Martial a réussi à s’y faire passer pour un étudiant.
Le campus n’a rien à voir avec un campus français : tout est très propre, les maisons de bois et les espaces verts côtoient sans difficulté les bâtiments des facultés. Du peu que j’en ai vu, les amphis sont eux-aussi plus propres, la décoration (peintures anciennes) y est plus solennelle et tout semble plus neuf que dans une fac française.
Internet est libre d’accès depuis la BU, mais les claviers QWERTY, qu’est-ce que c’est pénible pour nous Français !
En m’inscrivant à l’Union des Etudiants, j’ai eu droit à un agenda en Finnois.

Nous avons ensuite visité la cathédrale, qui a sept siècles et est le monument historique le plus important de Finlande, puisqu’il est présent tout au long de son histoire (de la fondation du premier évêché de Finlande au XIII ème siècle à l’indépendance du pays en 1917, en passant par la Réforme luthérienne ou le grand incendie qui a ravagé Turku en 1827) Cette cathédrale abrite d’ailleurs le tombeau de l’épouse du roi Erik XIV de Suède, Catharina Månsdotter.
Le centre-ville s’organise autour de Kauppatori (la place du marché), qui porte bien son nom puisque aujourd’hui c’était jour de marché. Cette place est dominée par l’église orthodoxe et son dôme cuivré. Malheureusement, ayant oublié mon appareil, je n’ai pas pu photographier toutes ses belles choses. Heureusement que je reste un peu : j’aurai le temps d’y revenir !

Premiers achats dans un supermarché

Enfin, nous avons fini la journée par quelques achats au centre commercial le plus proche de chez moi, un KKK.
Il semble que je puisse m’en tirer avec un budget équivalent à mon budget français, même si nous n’avons pour l’instant pas acheté de nourriture en boîtes de conserve. Certains produits sont légèrement plus chers qu’en France (café en poudre), l’alcool étant franchement onéreux (de deux à trois fois plus cher.) En revanche, l’essence est moins chère, et les prix des cigarettes sont comparables aux prix français. Il ne semble pas cependant que les Finlandais fument beaucoup, d’autant que très peu d’espaces sont réservés aux fumeurs, et qu’ils sont plutôt inconfortables. De même, il est possible que le prix des viandes soit plus bas qu’en France.
Dans les magasins, quand on paye par carte, on signe son ticket (on n’a pas besoin de composer son code confidentiel.) On n’est pas non plus obligé de se presser à ranger ses achats, puisqu’un système de barre en bois coulissante permet d’isoler les produits de deux clients qui se suivent, laissant au premier le temps de ranger les siens. On peut y acheter ses cigarettes, où même jouer avec des machines à sous.

Par Ornella - Publié dans : Nos vacances
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Vendredi 16 septembre 2005

10.09.2005

La Orientation Week

Cette semaine, c’était la Orientation Week, durant laquelle on nous a principalement présenté les aspects pratiques relatifs aux études et à la vie dans la cité. Il y avait pas mal de choses que je savais déjà, mais il y a  tout de même eu quelques moments amusants, comme ce cours dédié à la « communication interculturelle » et proféré par un professeur américain. J’y ai notamment appris qu’il était a priori dans le caractère finnois de considérer que l’opinion fait partie de la personne. Autrement dit : si vous contredisez quelqu’un, il risque de considérer que vous ne l’aimez pas. Les sujets de conversations des Finlandais quand ils n’ont rien à dire seraient principalement saisonniers : le temps qu’il fait (avec force détails), la cueillette des baies et des champignons … A priori, le Finlandais est attentif et ne coupe pas la parole inopinément. Il écoute le professeur et note ce qu’il dit, a tel point paraît-il qu’il en devient impossible de faire de l’humour. Il est ponctuel. Néanmoins, j’ai eu d’autres échos en provenance d’une Française qui a exercé près d’Oulu comme professeur assistante de Français : a priori, il lui est arrivé que des élèves téléphonent pendant son cours ou ne fassent leurs devoirs que quand ils en avaient le temps. Sinon, on a une heure consacrée aux dangers du plagiat.
J’ai eu un premier vrai cours cette semaine, dont le thème est la middle-class (Bürgertum, bourgeoisie) dans le monde balte au XIXème siècle, pour lequel j’ai déjà un essai à rendre à la fin du mois (je ne sais pas du tout quel sujet je vais traiter) et un exposé à faire pour le début du mois d’octobre. Céline a été tirée au sort pour faire son exposé le même jour que moi. Il n’y aura pas d’examen final pour ce cours, seuls l’essai et l’exposé comptent.

Premiers boutons de moustiques

J’ai eu deux boutons de moustiques locaux qui n’étaient pas plus douloureux que ceux des Français.
Notre coloc polonaise est arrivée. Elle n’est pas souvent ici, mais elle est finalement plutôt sympa. Elle ne reste que jusqu’à la fin du mois.

Assistanat de Français

J’ai participé jeudi matin à mon premier cours de Français en tant qu’assistante. Mon rôle est de compléter ce que dit la professeur, d’apporter des précisions de vocabulaire et de grammaire et d’aider les élèves à prononcer le Français. Ce n’est donc pas trop difficile. Il y aura aussi un travail par Internet, notamment des corrections de devoirs et une participation à un forum de discussion. Je pense que c’est aussi un bon moyen de rencontrer des étudiants finlandais.
La rémunération est de 12 euros par heure d’assistanat (en classe ou sur ordinateur) et 8 euros par heure de « self-study tutoring. » Cette dernière formule consiste à tenir une permanence et à attendre que les étudiants finlandais viennent nous demander de l’aide pour leurs devoirs (mais  a priori, ils sont très timides.)

Balades à vélo

Avant-hier, j’ai acheté un vélo chez Emmaüs. Il est un peu grand pour moi et un peu cher (70 euros), mais je suis au moins assurée de sa qualité. J’ai aussi remarqué que certaines Finlandaises de ma taille relèvent excessivement leur selle : je suis donc à la mode ! Il possède des pneus neufs, deux lumières (une à l’avant et une à l’arrière), trois vitesses (c’est un système assez élaboré : elles sont intégrées dans la roue arrière) et un antivol intégré. Son seul défaut peut-être est de ne pas posséder de sonnette. Il est garanti un mois. J’ai acheté un panier en plastique que je fixe avec des tendeurs et dans lequel je peux mettre des courses ou un sac. Il est très agréable de se promener à vélo en ville. Je roule sur les trottoirs. En fait, je ne sais pas toujours où rouler : certains roulent sur la route, d’autres sur les trottoirs. Mais les trottoirs sont suffisamment large pour tout le monde, c’est fait exprès je pense. Il semble aussi que certains cyclomoteurs empruntent les pistes cyclables. Je m’habitue facilement aussi au freinage arrière par rétropédalage. J’ai aussi eu chez Emmaüs un bon casque pour trois euros (peu de gens en portent ici, mais moi je préfère, c’est plus rassurant.) Un détail un peu gênant tout de même : la clé de l’antivol ne peut en être enlevée quand il est replié. Impossible donc de le laisser accroché à un porte-clés !
Ces deux derniers jours, je suis allée à la fac en vélo (ou plus précisément, j’en suis revenue pour ce qui concerne la journée de jeudi.) Aujourd’hui, j’ai voulu aller au marché cet après-midi, mais je suis arrivée trop tard. Je suis donc allée me promener sur les quais avec mon vélo, j’ai emprunté le Föri, petit ferry gratuit qui fait traverser le fleuve aux cyclistes et aux piétons. J’ai voulu faire des photos du Suomen Joutsen depuis la rive d’en face, mais impossible d’y accéder, une zone portuaire et industrielle, puis une colline le cachent à la vue du quidam moyen. J’ai tout de même vu deux curieux bâtiments dans cette zone (je n’ai pas pris de photos, l’angle, n’était pas évident, mais je pense que je retournerai pour essayer) : un grand bâtiment cylindrique et une sphère faite de plaques de tôle d’où sortent un ou deux petits tuyaux.

La journée d’hier

Hier, j’ai ouvert un compte à la Nordea Bank et j’ai payé la facture pour avoir Internet chez moi. Détail amusant, dans les banques et ailleurs : ici, on prend un ticket avec un numéro qui indique notre tour de passage. Je pensais que cette pratique était obsolète, et bien non !
Je suis aussi passée au centre informatique de la fac acheter le câble nécessaire à la connexion. Je serai normalement connectée cette semaine. Les seuls soucis que j’aurais eus dans l’affaire auront été de trouver l’adresse physique de mon ordinateur et les prises Internet, savamment plaquées derrière mon armoire (nous nous y sommes mises à deux pour la pousser !)

J’ai trouvé à la fac un journal en Anglais, Six Degrees, qui traite entre-autres de la vie politique finlandaise et qui est publié à Helsinki, Turku, Tampere et Tallinn.

J’ai encore vu en ville des jeunes déguisés, avec des sacs poubelles cette fois. Je pense que c’était des étudiants. La connerie des corpos est vraiment internationale !

Je suis allée manger chez Liisa, il y avait Mélanie et Vanja et tout le monde parlait Anglais. Liisa nous a fait des pizzas maison, et en dessert  nous avons eu droit à une crème chantilly maison avec de la confiture de fraise maison. Mmmmh !
J’ai voulu ensuite aller faire un tour à la fête de bienvenue pour les étudiants étrangers où était Kaj avec Mélanie et deux de ses voisins péruviens, mais sans mon invitation, je n’ai pas pu entrer. Tant pis. De tout façon, l’accueil n’était pas très sympa (gorilles souriants comme des portes de prison, et caissières peu conciliantes.)

Coup de barre

Mercredi, j’ai ressenti un gros coup de barre qui commence tout juste à passer. A priori c’est normal, c’est mon esprit qui travaille à force de ne pas entendre parler Français !

Anecdotes et curiosités

J’ai assisté à quelques scènes amusantes dans la rue cette semaine : une mère tenant littéralement son enfant en laisse (jamais vu ça !), et deux jeunes s’embrassant fougueusement qui ont suscité la réprobation choquée d’une vieille femme (il est vrai qu’en règle générale, les Finlandais sont peu démonstratifs dans ce domaine. Tout juste si on en voit parfois deux se tenir par la main ! Et encore, sont-ils vraiment Finlandais ? )

J’ai aussi par curiosité visité le magasin Prisma qui est près de chez moi. Je n’ai pas trouvé le rayon boîtes de conserve, mais en revanche, je pense que celui des friandises est un phénomène sociologique à lui seul. En effet, il occupe tout un rayonnage du magasin, peut-être sur une vingtaine de mètres, et toutes les générations viennent s’y servir avec gourmandise de toutes sortes de bonbons. Il semble d’ailleurs que la réglisse soit une des spécialités du pays, et Marie m’a dit que la Finlande était le plus gros mangeur de sucreries au monde.
Martial, si tu me lis, j’ai d’ailleurs trouvé dans l’Alko situé à côté du Prisma des bouteilles de Leffe (il y avait même de la bière française !) à 2,50 euros pièce.

En outre, je sais maintenant où trouver de la viande de renne : aux halles !

J’ai vu un joueur de cornemuse cette semaine à Kauppatori. Ce n’était pas le même que celui que nous avions vu avec Martial, et qui possédait un instrument avec un système de doubles poches d’air (j’aimerais bien savoir de quoi il s’agit. )

Globalement, on voit moins d’animaux de compagnie qu’en France, et toujours des chiens (de races qu’on voit peu chez nous.) J’ai tout de même entendu miauler plusieurs fois cette semaine dans mon quartier. Il y a en revanche de nombreux écureuils, et de beaux oiseaux que l’on ne voit pas chez nous.
Il y a aussi de nombreuses fleurs, champignons et baies (pas tous ni toutes comestibles !), même si déjà les arbres commencent à changer de couleur. L’automne approche !

Autres anecdotes : ici aussi, il y a Canal + ! Ce n’est pas sur le foot que la chaîne mise ici pour faire de l’audience, mais sur les match en ligue un de hockey sur glace !
J’ai lu dans mon survival guide qu’il y a en longues ondes une radio du service public qui diffuse des programmes en langues étrangères, latin compris !!! Il n’y a vraiment qu’ici (ou peut-être aussi au Vatican) qu’on peut voir (ou plutôt entendre) des choses pareilles ! Il va falloir que je la trouve, cette radio ! (Elle diffuse aussi des programmes en Français.)
Enfin, savez-vous ce que signifie « Ornela » dans ce charmant pays ? Non ? C’est « Paradis » !

De nombreuses personnes de tous âges pratiquent la marche nordique : il s’agit de marcher en s’aidant de bâtons de skis (on n’est pas toujours convaincu de l’utilité du système quand on voit faire certains ! )
Aujourd’hui, j’ai même vu deux personnes faire du roller avec des bâtons de ski !

Ma petite vie

Cette semaine, j’ai pu me connecter deux fois en wi-fi à la bibliothèque municipale, j’ai discuté avec papa et Manue. Martial m’a envoyé une carte postale de Brétignolles avec une fleur séchée du pays, ça m’a fait très plaisir ! Enfin, j’ai reçu une lettre de Carole ce matin accompagnée d’un article de Ouest France consacré à l’excellence des élèves finlandais. A tous, vous me manquez !
Ce soir, je suis bien seule : ma coloc polonaise est dans sa chambre (ou ressortie, je ne sais pas), et Ave est à Tallinn.

J’ai aussi eu des nouvelles de l’IEP, mais toujours pas de colis.

Ici, il fait encore beau, mais on sent que les températures baissent. Ce soir, aux alentours de 20 heures, le thermomètre indiquait 12 degrés. D’autre part, dès vingt heures, le soleil est couché.
Pourtant, la nuit, chose curieuse, j’ai chaud : j’éteins donc le chauffage et entrouvre la fenêtre pour aérer la pièce. Ave m’a confié faire de même.
Je pense supporter assez bien ce refroidissement : hier, j’étais sortie en simple sous-pull et il ne faisait pourtant pas très chaud le matin. En revanche, cet après-midi, j’ai apprécié que mon k-way soit là pour me servir de coupe-vent ! Autre précaution : je ne sors jamais sans foulard (j’ai trouvé deux jolis bandanas à un euro) ou écharpe autour du cou.

En ce moment, j’écoute de la musique française : mon DVD «  Bretagnes à Bercy », EV (j’en ai fait une compil à écouter dans mon discman), et ce soir Saez et Thomas Fersen.
Hier, j’ai regardé Monthy Python Sacré Graal pour me détendre.

Côté gastronomie, j’ai aussi bien réussi mon plat de girolles à la crème fraîche que papa. J’en suis très fière !
J’ai aussi goûté du chou-fleur violet (c’est comme le chou rouge, sauf que c’est du chou-fleur.) Il a le même goût que l’autre, en légèrement plus fort peut-être. Il détint à la cuisson, mais on m’a assuré qu’il était sans colorant ! Il m’en reste encore (un chou pour moi toute seule, c’est beaucoup !), mais je le finirai cette semaine car il est vraiment bon.

Ma Rose de Jéricho m’a causé bien du souci : retirée de l’eau, elle n’avait toujours pas commencé à se replier 24 heures après ! Il lui a fallu presque quatre jours pour finalement sécher. J’en ai profité pour couper quelques unes de ses feuilles sèches ou pourries, et je crois que la prochaine fois je l’alimenterai à l’eau minérale (je ne sais pas si l’eau dure lui réussi très bien.)

Contrat d’études

Cet après-midi, je me suis plongée dans le casse-tête du contrat d’études. Il est possible que j’aie du mal à obtenir tous mes crédits, en outre, cette semaine, je vais avoir plein de cours qui se superposent (parfois, trois sont programmés sur le même horaire.)

J’ai décidé de commencer le Finnois directement au niveau 2, il est vrai que si j’ai encore du mal à m’exprimer concernant certaines choses spécifiques ou complexes, j’arrive à demander ma route ou certains produits de consommations en Finnois.
En outre, je comprends cette langue mieux que je ne la parle, j’ai même compris le sens général d’un article de journal cette semaine.
A priori, j’ai aussi de bonnes bases de grammaire, et même si l’alternance consonantique reste pour moi un grand mystère (j’ai l’impression qu’il y a des exceptions à la règle, ou bien c’est la méthode Assimil qui est incomplète), Liisa me dit que même les Finnois font des erreurs dans ce domaine, et que connaître l’existence de cette règle est déjà la preuve d’un bon niveau de grammaire. Me voilà donc rassurée !
J’ai surtout peur de manquer de vocabulaire, mais si je suis avec des gens qui ont un niveau supérieur au mien, je pense que ça pourra me stimuler. En outre, ça me permet de gagner du temps dans mon apprentissage.
 
Comme j’ai manqué le premier cours de Suédois à Abo Akademi (je n’étais pas au courant), j’espère qu’il reste de la place à l’Université Ouverte pour ce cours, et qu’il sera effectivement gratuit.

Ce qui m’étonne au final, c’est le peu d’heures de cours hebdomadaires que j’aurai (hormis la première, et aussi la deuxième semaine qui sont plus chargées, sans être pour autant surchargées.) Je suis néanmoins déjà en train de me demander comment je vais faire pour déjeuner lundi, puisque j’ai des cours de 10h à 16h sans interruption (vendredi, c’est aussi le cas, mais jusqu’à 15h.) J’espère que j’arriverai tout de même à trouver un moment pour manger un sandwich.

Ici, une heure de cours dure en fait 45 minutes.

Par Ornella - Publié dans : Syyskuu - Septembre
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Vendredi 16 septembre 2005

02.09.2005

Lessive, ordi et autres futilités

Ce matin, j’ai encore fait ma lessive à la main, car je n’ai pas trouvé la laverie qui se situe pourtant normalement dans mon bâtiment. Ce sera un bon moyen de tester la solidité du séchoir que j’ai trouvé et réparé !
J’ai goûté du pain noir estonien au petit déj’, c’est un peu épicé.
Je me sens un peu complexée en Anglais, car de nous trois c’est moi qui le maîtrise le moins.
J’ai enfin reçu la lettre du service informatique de la faculté que j’attendais. J’irai demander Internet pour notre appartement cet après-midi avec Ave.

04.09.2005

J’ai fini par trouver la laverie avant-hier, grâce à l’aide d’Ave qui parle Finnois. C’était en fait écrit dessus : « pesula ». Ici, on paye bien par téléphone mais ça coûte un peu plus d’un euro et je ne suis pas sûre que la sèche-linge soit gratuit. Il faudra qu’Ave vienne avec moi pour m’expliquer tout ça la première fois que j’irai. Je pense aussi qu’il faut réserver son heure de passage.

J’ai été cherché les papiers pour avoir Internet, mais Ave devra le demander séparément.
L’ordinateur m’a fait une belle peur : j’ai cru qu’il n’allait plus repartir. Du coup, hier, j’ai fait trois CD’s de sauvegarde (j’y suis quand même arrivée !!!)
J’ai aussi fini par trouver l’adresse physique de mon ordi, nécessaire à ma connexion Internet, en suivant les instructions du manuel fournit par le computing centre.
En revanche, il faudra que je me renseigne sur les différents moyens de me connecter à mon compte utilisateur fournit par la fac. (qui semble contenir e-mail et page perso, et m’est nécessaire pour le job d’assistante), car je n’ai pas tout compris.

Marie et compagnie

Je suis allée le soir à la soirée de bienvenue organisée par les associations étudiantes pour les étrangers. C’était bondé !
J’y ai tout de même rencontré une Française de la faculté de droit de Bordeaux, Marie, qui avait l’air un peu perdue et qui ne parle pas trop l’Anglais. Je l’ai revue hier, je lui ai montré quelques magasins sympas. Nous avons vainement cherché le Consulat (elle m’a dit qu’il fallait s’y signaler aussi). Nous avons aussi pu constater que nous avons eu des infos différentes : elle paie le bus 5 euros plus cher que moi, et a du ouvrir un compte en banque pour payer la fac. J’ai fini l’après-midi chez elle (c’est là qu’habite dorénavant Jemma.) Il y a dans son immeuble une Anglaise de 53 ans qui a repris ses études.
Je suis ensuite allée récupérer le reste de mon starting package chez Mélanie.
Cet après-midi, pendant que Marie téléphonait, j’ai été accostée en Anglais par une Lilloise qui cherchait le bus n°8 pour aller à la plage. Je l’ai revue le soir avec une de ses copines en allant chez Mélanie et en en repartant. Toutes deux vont étudier à la Åbo  Akademi.

Notre nouvelle coloc polonaise

Hier, Jemma a donc déménagé pour arranger une Polonaise qui souhaitait vivre dans le même bâtiment que son copain. Le point positif, c’est que désormais, Marie n’est plus seule (elle n’avait jamais vu la Polonaise censée partager son appartement.) Ce qui est plus négatif, c’est que nous non plus, nous n’avons toujours pas vu cette fille. Elle est juste passée avant-hier pour arranger l’affaire avec Jemma, mais ne nous a pas saluées plus que ça ni cherché à nous connaître. Elle était juste intéressée par Internet. Elle est sans doute venue dormir ici, puisque la porte de sa chambre était fermée ce matin. Il serait tout de même appréciable qu’elle daigne se présenter à nous (on ne connaît même pas son prénom.) Jemma m’a dit que si sa première impression avait été négative, elle pense que c’est quand même une fille sympa.

Soirée avec Ave

A part ça, j’ai passé une soirée agréable, hier, à discuter avec Ave. Nous sommes allées dans la chambre libre chercher quelques attaches à rideaux (il y en avait au moins quinze ou vingt contre quatre pour Ave et neuf pour moi), échanger le matelas d’Ave (après tout, pourquoi se gêner ? ) Nous y avons trouvé un nounours qui a priori n’est pas à Jemma. Je vais le garder pour en faire ma mascotte.
Sur une radio, j’ai pu entendre des trucs marrants comme « I will survive » ou le « Ziggy Stardust » de Bowie en Finnois !

Le fromage local

J’ai aussi acheté un peu de nourriture et de quoi faire des sandwichs. Le fromage n’a pas beaucoup de goût, et Ave m’a dit ce matin que c’était un fromage a demi fait. Peut-être faut-il le flamber pour qu’il soit consommable ? Je l’ai mis dans mes sandwichs, comme je l’aurais fait avec de la mozarella.
 
Livres et librairies

Hier soir et ce matin, j’ai couvert mes livres de Finnois (dont mon nouveau dictionnaire Français-Finnois) avec mon papier à un euro. Il est tellement fin qu’il en devient difficilement maniable et fait beaucoup de bruit. J’en ai mis deux couches sur mes livres afin d’être sûre que ce soit à peu près solide.
D’autre part, il est bon de savoir que le prix des livres n’est pas fixé en Finlande, comme il l’est en France : ainsi, il y avait 8 euros de différence entre le prix de mon dictionnaire dans la librairie située près de la fac et son prix dans le centre-ville. Dans les deux cas, il s’agissait de promotions. Je l’ai finalement eu pour moins de la moitié de son prix d’origine, et en plus, il est plus complet que son concurrent qui était vendu plus cher.

Après-midi à la plage

Cet après-midi, je vais à la plage sur l’île de Ruissalo. C’est dommage : le ciel, dégagé cette nuit, se couvre encore en journée, comme hier.

En allant à la plage, j’ai rencontré Maud, une Française en vacances chez son amie Venia, Finlandaise et Francophone (elle a appris la Français en Suisse, où elle a vécu longtemps quand elle était plus jeune.) Toutes deux sont des anciennes de Sciences Po Grenoble et se sont rencontrées lors d’un stage à la Commission de Bruxelles. Venia travaille à la faculté, au service informatique, il me semble. Nous avons passé un après-midi agréable à discuter ensemble.
J’ai eu l’honneur de tremper mes pieds dans la Mer Baltique et ses algues vertes, elle m’a semblé moins froide que la Mer du Nord en Ecosse. La plage est une plage de galets.
Nous y avons vu un oiseau appelé en Finnois « kuikka », et en Français « plongeon arctique ». C’est un oiseau qui comme son nom l’indique passe beaucoup de temps à chasser sous l’eau. Il a un bec long et une touffe de plumes rouges sur la tête. Je n’ai malheureusement pas pu le prendre en photo car ses apparitions hors de l’eau étaient fugitives, et qu’il était d’autre part trop loin pour mon objectif.
J’ai aussi appris qu’on faisait ici du schnapps au goudron (tervasnapsi) ou à la réglisse, ainsi que du « glögi », sorte de vin chaud (avec ou sans alcool), à Noël.
Les gros moustiques locaux se sont mis à nous tourner autour alors que le temps se rafraîchissait franchement. J’espère n’avoir pas été piquée, car ils sont coriaces : ils essaient de piquer même à travers la couche de vêtements ! L’arrivée du vent froid nous a décidées à repartir.
Sur le chemin du retour, j’ai vu plusieurs grosses fourmilières faites de brindilles au bord de la route, dont une d’au moins 1m-1,5m de haut. Celle que je vais faire paraître dans mon album photo dédié à la faune et à la flore locales, que j’avais déjà trouvée impressionnante, n’est rien en comparaison.
Dans le bus, j’ai revu Jemma et une Française de l’IEP de Grenoble que j’avais déjà vu à la fête de l’autre soir. Jemma va demain au TYS avec la Polonaise pour arranger leur changement d’appartement. C’est elle qui m’a appris que la Polonaise en question s’appelle Patricia et étudie aussi la science politique. En tout cas, cette fille est toujours aussi fantomatique.

L’électronique et moi …

Mon appareil photo a refait des siennes, comme l’autre jour à Stockholm. Il se bloque au moment d’enregistrer les photos. J’ai l’impression qu’il fait ça quand la carte mémoire est presque pleine et qu’elle a déjà subit plusieurs suppressions aléatoires de photos. Pour rallumer l’appareil, il faut couper la batterie, et reformater la carte mémoire pour qu’il fonctionne à nouveau normalement. N’empêche, tout cela n’est pas très normal ! Je n’ai vraiment pas de chance entre cet appareil, mon ordi, et mon discman qui saute quand je marche !

Enfin !

Ca y est ! J’ai enfin réussi, avec l’aide d’Ave, à ouvrir ma fenêtre ! J’ai pris quelques photos de mon exploit ! En tout cas, cela fait des mois que les vitres n’ont pas du être aussi propres ! J’aurais bien aimé tourner un film pour vous montrer le mécanisme, mais malheureusement, après fermeture, je n’arrive pas à la rouvrir … C’est un peu dur en bas ! Je sais qu’il faut forcer, mais j’ai un peur de tout casser …
Dans l’affaire, un de mes rideaux s’est en partie démonté : il n’y a rien sur la tringle pour bloquer les petites pinces qui le retiennent. Encore un truc qu’il va falloir que je bricole …

… Ca y est c’est fait !

NB : Les autres Françaises ont remarqué que les Finlandais(e)s crachent beaucoup et boivent dans la rue beaucoup plus que nous. Jusque là, ça ne m’a pas choquée.
D’autre part, Maud et Venia m’ont expliqué que tous les films ne sortent pas en retard ici. Certains sortent même avant d’être à l’affiche chez nous. Il y a deux cinémas au centre (dans les deux galeries commerciales principales) : un normal (l’Elokuvateatteri, qui semble d’ailleurs appartenir à une chaîne de cinémas portant ce nom, comme les « Gaumont » chez nous) et un plus « alternatif », sans doute comparables à nos cinémas d’Art et d’Essai.

 

Par Ornella - Publié dans : Syyskuu - Septembre
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Vendredi 16 septembre 2005

01.09.2005

L’arrivée des colocs

Ca y est, les colocs sont arrivées ! Il y a Jemma, une Finno-Australienne et Ave, une Estonienne. Jemma a 20 ans et étudie la Science Politique, et Ave a 23 ans et étudie la médecine pour devenir sage-femme. Ses cours seront tous en Finnois, et elle projète de rentrer en Estonie tous les mois. Je suis bien contente de n’être plus toute seule !

Au programme aujourd’hui

Aujourd’hui, je suis allée chercher quelques renseignements à la fac et à l’association des étudiants.
Le RU était moins bon que d’habitude : les pâtes étaient beaucoup trop cuites, collées les unes aux autres.
J’ai enfin pu nettoyer le four comme je voulais. J’ai acheté une nouvelle serpillière, mais je n’arrive pas à ôter l’ancienne du manche. Cela doit faire longtemps qu’elle n’a pas été changée.
Ce soir, j’ai fait un peu de courrier.

Le téléphone

Le téléphone n’est pas trop cher : je ne paie pas la réception d’un appel de France, l’envoi de SMS vers la France est au même prix que vers la Finlande, et j’en ai toujours pour moins d’un euro/min en appel vers la France (même en heures pleines et vers un portable.)
A priori, une partie du forfait passera néanmoins en lessive : c’est le seul moyen de paiement possible dans les laveries du TYS, d’après ce que m’a dit Céline.

Projets pour demain

Demain, j’irai faire un tour des résidences étudiantes du coin (iltakajo) pour repérer laverie, sauna et salle de vie commune (tout était en fait noté dans le Tenant’s guide, mais je n’avais pas pris le temps de le lire, croyant avoir affaire à la même brochure que celle que j’avais téléchargé en Français sur Internet. Mea culpa et merci Céline !)

Nota : Turku est bien moins survolé que nos régions françaises.

Par Ornella - Publié dans : Syyskuu - Septembre
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Suomi-Finland

 

Le Pays des Mille Lacs (187 888 précisement)

 

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Le blason de la Finlande

 

 

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La météo aujourd'hui à Turku-Åbo : beau temps

Température 

10,6 °C

Minimale

8 °C 

Maximale

14 °C 

Vent

S / 10 km/h (4,3 m/s)

Pluviométrie 

0,0 mm

Humidité

94 % 

Visibilité

9,99 km 

Pression

Inconnue 

Point de rosée

9 °C

Lever du soleil 

7:59

Coucher du soleil

18:36

 

Date et heure du relevé : 10/10/2005, 22:35 (heure locale), 21:35 (heure française)

 

Ephéméride

Aujourd'hui, on a fêté les les Aleksi et les Aleksis, et on a égalemment célébré la mémoire d'Aleksis Kivi, l'"écrivain national" de la Finlande. 

Demain mardi, ce seront les Otso et les Ohto qui seront à l'honneur.

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Mon blog à l'heure finlandaise

                                                               

 

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